Valentina Acierno
Vicens Vidal
Victor Rahola
Xabier Eizaguirre
Xabier Unzurrunzaga
Xavier Fàbregas
Xavier Monteys
Xavier Rubert de Ventós
Zaida Muxí
Àlex Giménez
Amador Ferrer
Angel Martín
Anton Pàmies
Antoni Llena
Antoni Marí
Antonio Font
Aquiles González
Ariella Masboungi
Axel Fohl
Beth Galí
 
J’avais depuis trois ans que je suis beaucoup en Espagne une grande envie de recontacter
Manuel. Après des échanges réguliers dans les années 1970 on avait perdu trace l’un de l’autre. Je voulais mieux comprendre pourquoi après un temps de convergences intenses nos chemins s’étaient si éloignés. Quand finalement on s’est rencontré, c’était comme si on avait raté le moment, comme si tous les deux on avait perdu les moyens pour nous retrouver pleinement. Je sentais qu’il avait dressé un rempart impénétrable, et je l’ai beaucoup regretté. J’avais parlé à beaucoup de gens de la garde des années 70 pour faire une rencontre privée afin de mieux saisir pourquoi
l’Espagne et surtout ses avant-gardes ont dérapé au point de vouloir faire oublier, enterrer, éliminer une fois pour toutes ce qu’ il y avait de plus attirant et profond dans ses formes construites, dans son architecture et son urbanisme ancestral. Pourquoi les architectes et artistes sont devenus les chefs de fil de ce processus d’effacement? Pourquoi une seule génération d’artistes s’acharne à défigurer une œuvre inventée, soignée, affinée par une centaine de générations précédentes. Pourquoi elle s’arroge le droit de déclarer morte une langue vivante. / Luxembourg

Paseo Cayala, Guatemala City (en cours de realisation) Masterplan Léon Krier and Estudio Urbano.